La droite qui innove, la Belgique qui avance

Un plafond démographique pose trois difficultés majeures mais pas insurmontables


D’abord, il suppose de contrôler soit l’immigration, soit la natalité, soit les deux, ce qui soulève des questions juridiques et éthiques lourdes.

Une réduction forte de l’immigration à laquelle on ajoute les départs des non-Belges non-travailleurs, réduisent immédiatement la croissance démographique (comme au Canada : -0,2% en 2025-2026), et le ciblage des non-travailleurs est une mesure logique.

Une politique de natalité ambitieuse entérinerait la nécessité d’une politique familiale réelle (aide aux familles, garde d’enfants, etc.) et permettrait, tout en l’accélérant, une augmentation progressive de la natalité (vecteur structurant et pérenne pour les retraites).

Ensuite, en Belgique, le vieillissement de la population rend la main-d’œuvre et le financement de la protection sociale, particulièrement sensibles, donc une baisse ou un gel durable de la population pourrait aggraver les tensions budgétaires.

A ceci près qu’un nouveau modèle économique pourrait résoudre cette équation. Un nouveau modèle économique a au moins trois options possibles :

  • Augmenter l’âge de départ à la retraite
  • Indexation sur les prix (pas les salaires)
  • Augmenter cotisations, combattre chômage, augmenter salaires

Et on pourrait financer ce nouveau modèle économique par une révolution fiscale impliquant une réduction de l’impôt des sociétés (33% -> 25%), sur amortissement de la robotisation, crédit d’impôt recherche, taxation multinationales, suppression de plus de la moitié des niches fiscales, transformation de l’ISF, etc.

Enfin, une politique de plafond national oblige à réorienter nos priorités économiques afin de traiter  les causes structurelles de la saturation: urbanisme, mobilité, logement, gouvernance métropolitaine et répartition spatiale. Cette réorientation économique est en même temps une redynamisation de l’économie avec son cortège d’effets vertueux (plus de cotisations sociales, moins de chômeurs, etc.)

Avec un nouveau modèle économique, moins de travailleurs actifs, ne signifie pas forcément moins de cotisations pour payer les pensions. D’ailleurs, il n’y aura pas forcément moins de travailleurs actifs si on apprend à mieux utiliser la main d’œuvre interne (mieux formée, mieux rémunérée, mieux protégée, travaillant plus longtemps (39 heures/semaine, retraite légale à 69 ans, etc.).


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