
Combien de temps encore allons-nous regarder notre système éducatif sombrer sous le poids de la bureaucratie et des idéologies hors-sol ? En Belgique francophone, la gestion de l’enseignement par la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) est devenue un cas d’école de l’immobilisme déguisé en progrès. De décrets illisibles en comités théologiques, nos dirigeants déploient de lourdes usines à gaz – « Pacte pour un Enseignement d’excellence » en tête – qui réussissent le tour de force d’épuiser les enseignants sans jamais faire progresser les élèves.
Dernier totem en date de cette dérive : l’allongement aveugle du tronc commun. Sous prétexte d’égalitarisme, on uniformise par le bas. On enferme les jeunes dans un moule théorique rigide, retardant l’orientation et sacrifiant sur l’autel du dogme ceux qui s’épanouiraient dans le concret, le technique ou la technologie. Ce n’est plus de la pédagogie, c’est du sabotage social.
Face à ce naufrage programmé, le Mouvement Droite Moderniste (MDM) refuse de plier le genou devant le politiquement correct. Il est temps d’imposer une rupture radicale, guidée par trois principes que la FWB semble avoir définitivement radiés de son vocabulaire : la flexibilité pragmatique, la méritocratie et l’ancrage économique.
Le MDM propose de dynamiter cette uniformisation stérile. Dès le secondaire, le parcours doit devenir modulaire, individualisé, capable de valoriser le « goût de faire » et de redonner leurs lettres de noblesse aux filières techniques. Plus encore, il est urgent de briser les barrières idéologiques qui séparent l’école du monde réel. Nos établissements doivent devenir des incubateurs éducatifs, connectés aux PME, aux startups et aux réalités du tissu économique local, pour préparer enfin nos jeunes aux défis de l’économie moderne et du numérique.
La politique de l’autruche a assez duré. On ne sauve pas l’école publique avec des slogans et de la bien-pensance, mais en réintroduisant l’effort, le bon sens et l’audace. Si la FWB est incapable de sortir de son logiciel obsolète, qu’elle laisse la place à une alternative moderniste. Nos enfants méritent un avenir, pas un énième laboratoire pour réformes ratées.

