
Voici une présentation claire et structurée des principes éthiques qui fondent la position du Mouvement Droite Moderniste (MDM) sur l’avortement.
Il s’agit ici d’énoncer les bases morales, non les mesures concrètes.
Principes éthiques qui guident la position du MDM sur l’avortement
La position du MDM repose sur une éthique moderniste, laïque, nuancée et centrée sur la dignité humaine.
Ces principes structurent toute sa vision du sujet.
1. Principe de liberté morale individuelle
La décision finale appartient à la femme, en tant que sujet moral autonome.
L’éthique moderniste affirme que :
- l’État ne doit pas imposer une norme morale absolue ;
- aucune personne ne doit subir de pression idéologique, religieuse ou militante ;
- le rôle du politique est de garantir la liberté de conscience.
La liberté personnelle est le premier pilier éthique.
2. Principe de dignité humaine graduelle
Le MDM adopte une éthique où la valeur morale d’un être humain augmente progressivement au fil du développement embryonnaire.
Cela implique que :
- le respect dû à la femme est total ;
- le fœtus bénéficie d’un “respect progressif”, croissant mais non absolu ;
- les IVG tardives doivent être prévenues, non interdites.
La dignité est reconnue, mais sans absolutisme moral.
3. Principe d’humanité et de compassion
Le MDM refuse toute approche culpabilisante.
Son éthique s’appuie sur :
- l’écoute,
- la compréhension des situations de détresse,
- l’accompagnement plutôt que le jugement.
Une interruption de grossesse est souvent un moment difficile ; une politique juste doit se fonder sur la bienveillance et non sur la dogmatique.
4. Principe de responsabilité sociale
Une société juste ne laisse pas les femmes décider “dans le vide”.
Éthiquement, le MDM considère que :
- la liberté nécessite des conditions matérielles réelles ;
- l’État doit réduire les contraintes qui faussent le choix (précarité, isolement, insécurité) ;
- l’objectif moral n’est pas d’interdire, mais d’éviter les situations subies.
La société a une responsabilité envers les personnes vulnérables.
5. Principe de non-souffrance évitable
Le MDM promeut une éthique pragmatique :
réduire la souffrance, qu’elle soit :
- psychologique (culpabilité, solitude) ;
- sociale (pauvreté, pression familiale) ;
- médicale (complications tardives).
La prévention, l’accès rapide aux soins et le soutien psychologique s’inscrivent dans cette logique.
6. Principe de rationalité scientifique
L’éthique moderniste repose sur la connaissance, pas sur les croyances.
Ainsi :
- les données médicales guident les décisions ;
- la contraception efficace est valorisée ;
- les innovations médicales et les dépistages précoces sont encouragés ;
- l’évaluation continue des pratiques est considérée comme moralement nécessaire.
La science éclaire la morale, elle ne lui est pas opposée.
7. Principe d’équilibre éthique
Le MDM refuse les extrêmes éthiques :
- ni position libertaire absolue sans considération pour la vie en développement ;
- ni position conservatrice imposant une norme morale unique.
L’éthique moderniste est une éthique du juste milieu raisonné, où les valeurs sont hiérarchisées plutôt qu’absolutisées.
8. Principe de pluralisme moral
Dans une société démocratique et diverse :
- aucune vision religieuse ou idéologique ne doit s’imposer à toutes ;
- la politique doit permettre la coexistence de plusieurs conceptions légitimes de la moralité ;
- l’accompagnement et l’information priment sur la contrainte.
Le MDM défend un cadre éthique inclusif et pluraliste.
Synthèse des principes éthiques modernistes du MDM
Liberté morale
Dignité humaine graduelle
Compassion et humanité
Responsabilité sociale
Réduction de la souffrance
Rationalité scientifique
Équilibre moral
Pluralisme démocratique

