
Notre projet de réindustrialisation articule souveraineté productive, économie enracinée et écosophie non punitive, avec un État stratège mais limité et une forte place pour les PME. Il vise à reconquérir des chaînes de valeur critiques (énergie, santé, défense, numérique) tout en ancrant les investissements dans les territoires wallons, flamands et bruxellois.
Axes stratégiques
- Réindustrialisation ciblée sur quelques filières prioritaires (pharma, chimie, métallurgie avancée, aéronautique, automobile, technologies de l’énergie) où la Belgique dispose déjà d’atouts significatifs.
- Objectif explicite de remonter la part de l’industrie d’environ 14‑15% du PIB à 18‑20% en dix ans, avec indicateurs publics de suivi annuels.
- Réduction de la dépendance aux importations extra‑UE pour les biens stratégiques (médicaments, composants énergétiques, équipements de défense, semi‑conducteurs de milieu de gamme).
Instruments économiques
- Création d’une « Banque de réindustrialisation souveraine » cofinancée par l’État et les investisseurs privés, focalisée sur l’implantation et le rapatriement d’usines à haute valeur ajoutée.
- Super‑déductions fiscales temporaires pour les investissements productifs en Belgique (bâtiments industriels bas carbone, robotisation, R&D, formation) avec conditionnalités d’emploi local.
- Contrats de performance État‑entreprises : aides conditionnées à des objectifs chiffrés d’emplois, d’exportations et d’empreinte environnementale, avec clause de remboursement en cas de délocalisation.
Économie enracinée et territoires
- Fonds « Industrie des territoires » ciblé sur les zones sinistrées industrielles (bassin liégeois, Hainaut, certaines communes flamandes) pour reconvertir friches en parcs industriels mixtes (PME + centres de R&D).
- Pactes locaux entre communes, intercommunales et MDM : simplification urbanistique et délais maximaux de permis pour projets industriels respectant des standards environnementaux renforcés.
- Priorité donnée aux chaînes de valeur courtes : exigences de contenu local dans les marchés publics pour équipements énergétiques, médicaux et de défense, dans le respect du droit européen.
Énergie et écosophie productive
- Stratégie d’énergie pilotable pour l’industrie : prolongation et modernisation du nucléaire existant, développement du nucléaire modulaire, hubs de production d’hydrogène bas‑carbone pour sidérurgie et chimie.
- Tarifs énergétiques industriels stables et prévisibles via contrats de long terme et investissements dans les infrastructures (îles énergétiques en mer du Nord, interconnexions, stockage).
- Conditionnement des aides à des trajectoires de décarbonation mesurables plutôt qu’à des taxes punitives, conformément à l’« écosophie productive » du MDM.
Travail, compétences et innovation
- « Pacte compétences‑industrie » : généralisation de l’alternance, campus techniques inter‑réseaux, et reconversion des chômeurs de longue durée vers les métiers industriels en tension.
- Crédits d’impôt renforcés pour la R&D industrielle et les brevets exploités en Belgique, avec priorité aux technologies vertes, numériques et médicales.
- Comptes personnels de formation orientés vers les compétences industrielles (maintenance, automatisation, IA industrielle), cofinancés par l’État, l’entreprise et le travailleur.

