
La « révolution fiscale » du MDM en Belgique implique une refonte d’ensemble qui baisse fortement la pression sur le travail, réoriente la taxation vers les rentes et les comportements non productifs, et transforme l’impôt en levier de mérite, d’innovation et de transition écologique incitative.
L’idée centrale est une troisième voie entre le statu quo belge (État lourd, fiscalité illisible) et le libéralisme anti-impôts, en combinant discipline budgétaire, simplification et ciblage sur le travail, l’investissement productif et la transmission utile.
Axes politiques structurants
- Triplé “travailler, investir, transmettre” comme matrice de la réforme : protéger le revenu du travail, sécuriser et encourager l’investissement productif, faciliter la transmission patrimoniale lorsqu’elle est économiquement et socialement utile.
- Trois principes explicites : justice (rééquilibrage entre travail et capital, lutte contre l’évasion), productivité (impôt pro-croissance, soutien à l’innovation) et clarté (barèmes simplifiés, lisibilité pour le contribuable).
- Positionnement comme “troisième voie fiscale” : ni réduction pure et simple des impôts sans réforme structurelle, ni redistribution déconnectée de la création de valeur.
Révolution sur l’impôt des personnes physiques
- Baisse ciblée de la fiscalité sur le travail pour les classes moyennes et les jeunes actifs : allègement des barèmes sur les premiers revenus professionnels, bouclier fiscal intelligent pour protéger le revenu du travail, et recentrage sur la progressivité réelle plutôt que sur des taux faciaux très élevés.
- Justice fiscale renforcée : plus grande transparence sur les revenus et patrimoines, dispositifs permanents de régularisation accompagnés d’un contrôle renforcé, et lutte contre la rente stérile plutôt que contre l’activité productive.
- Lisibilité accrue : simplification de la structure, réduction du nombre de niches, articulation claire entre ce qui est encouragé (travail, investissement, formation, transition) et ce qui est moins favorisé (rentes improductives).
Fiscalité du capital, des entreprises et de la transmission
- Allègement des impôts jugés “anti‑productifs” : suppression progressive ou forte réduction des droits de succession excessifs, surtout lorsque la transmission concerne des entreprises familiales, des fermes ou des logements occupés, ainsi que des taxes sur l’épargne ou les plus-values qui sont réinvesties.
- Impôt au service de l’innovation : crédit d’impôt innovation étendu à toutes les PME qui investissent en R&D, neutralité ou avantage fiscal pour les brevets, technologies vertes et projets de relocalisation industrielle, incitants pour les bénéfices réinvestis en Belgique.
- Méritocratie patrimoniale : droits de succession réduits pour les transmissions “productives” (capital réinvesti, entreprise maintenue, logement réellement occupé) et traitement moins favorable de la rente passive, afin de distinguer héritage reproducteur d’activité et rente immobilisée.
Dimension En et sociale
- Fiscalité environnementale incitative plutôt que punitive : réductions d’impôts pour les ménages qui adoptent des modes de vie durables, bonus fiscal pour les entreprises atteignant la neutralité carbone certifiée, incitations locales pour la rénovation énergétique, la reforestation et la dépollution.
- Écosophie plutôt qu’écologie punitive : l’impôt est présenté comme récompense des comportements vertueux (économie d’énergie, mobilité propre, investissements verts) plutôt que comme sur‑taxation généralisée de la consommation.
- Responsabilité budgétaire : chaque baisse ciblée (travail, investissement) est compensée par une base plus large, la lutte contre l’évasion et la rationalisation de certaines dépenses, avec obligation d’évaluation d’impact économique des réformes.
En quoi est‑ce “révolutionnaire” dans le contexte belge ?
- Rupture avec le modèle actuel de forte pression sur le travail et taxation lacunaire de certaines rentes, en assumant une réallocation explicite de la charge fiscale plutôt qu’une simple baisse ou hausse globale.
- Volonté d’un cadre lisible, stable et pro‑investissement pour les PME et les familles, là où le système belge se caractérise par une grande complexité, une instabilité des règles et une superposition de dispositifs peu cohérents.
- Positionnement politique original : une droite qui “libère sans démanteler, réforme sans fragiliser”, utilisant la fiscalité comme instrument de mobilité sociale et de transition économique plutôt que comme simple variable budgétaire.

