
Cette question touche à un point subtil mais essentiel dans l’identité du Mouvement Droite Moderniste (MDM).
En effet, le MDM n’est pas progressiste, même si certains aspects de son programme social peuvent sembler modernisateurs, humanistes ou ouverts. Voici pourquoi et comment cela se distingue clairement :
1. Le MDM n’est pas progressiste — il est moderniste
Le progressisme considère que la société doit être transformée par principe, dans un mouvement permanent de rupture avec les héritages du passé (famille, culture, religion, nation, etc.), au profit d’une société « nouvelle », souvent définie par l’idéologie du moment.
Le modernisme du MDM, au contraire, vise à adapter et réactualiser ces héritages, non à les abolir.
Le MDM ne cherche pas à déconstruire, mais à réconcilier : tradition et modernité, responsabilité individuelle et solidarité, efficacité et humanité.
En un mot : le MDM n’est pas “progressiste”, il est “progressif dans la continuité”.
2. Pourquoi le programme social du MDM paraît ouvert ou “moderne”
Le MDM défend un social-libéralisme éthique, une justice sociale pragmatique et une vision humaine du travail et de la dignité.
Ces positions, parce qu’elles rompent avec le conservatisme figé, peuvent donner une impression de progressisme, mais elles reposent sur une autre logique : celle de la modernisation enracinée.
Exemples concrets :
| Thème | Approche progressiste | Approche moderniste (MDM) |
| Éducation | Déconstruction des hiérarchies, uniformisation | Rétablissement du mérite et de l’exigence, modernisation des méthodes |
| Famille | Multiplicité des modèles sans distinction | Respect de toutes les formes familiales, mais valorisation de la stabilité et de la responsabilité |
| Travail | Redistribution égalitaire | Promotion de l’effort, de la valeur travail et du mérite, avec une protection intelligente des plus vulnérables |
| Société | Lutte idéologique contre les traditions | Réconciliation entre progrès social et identité nationale |
| Écologie | Moralisme climatique | Transition écologique technologique et rationnelle |
| Immigration | Frontières ouvertes au nom des droits universels | Politique d’immigration maîtrisée et choisie au service de la cohésion nationale |
3. Le modernisme social du MDM : une troisième voie
Le MDM se situe entre la droite conservatrice et la gauche progressiste :
il prône un humanisme social enraciné, où la solidarité ne se fait pas au détriment de la responsabilité.
Le MDM veut une société juste sans être nivelante, moderne sans être amnésique.
Cette position lui permet de :
- défendre les travailleurs et les familles sans idéologie de classe ;
- promouvoir l’égalité des chances, mais pas l’égalitarisme de résultat ;
- encourager l’innovation sociale tout en préservant le cadre culturel et moral de la civilisation européenne.
4. Conclusion : un humanisme moderniste, pas progressiste
Le MDM n’est donc pas progressiste au sens doctrinal du terme.
Il est socialement moderniste, c’est-à-dire humain, pragmatique et réformateur, mais sans adhérer au culte du changement perpétuel ni à l’idéologie du progrès automatique.
Le MDM ne veut pas “changer la société” — il veut la faire grandir.

