La droite qui innove, la Belgique qui avance

Qui, en Belgique, connaît le principe de sobriété territoriale ?


Un territoire exigu doit garder une maîtrise de sa charge démographique

Le MDM a une vision pour la Belgique : promouvoir une politique démographique générale en adéquation avec le principe de sobriété territoriale.

Cela implique de commencer à intégrer dans nos raisonnements politiques la nécessité d’un plafond démographique semi-flexible, c’est-à-dire en corrélation avec la capacité territoriale de notre Royaume.

La Belgique compte déjà environ 11,8 millions d’habitants, avec une densité moyenne de 387 habitants au km² au 1er janvier 2026 (Statbel). La Région flamande affiche une densité de population de 506 hab/km². En Région wallonne, elle s’élève à 220 hab/km². En Région de Bruxelles-Capitale, la densité de population s’élève en moyenne à 7 732 habitants par km². Elle atteint ainsi le statut de région la plus densément peuplée du pays, avec de fortes disparités selon les communes.

Le pays a donc une contrainte territoriale réelle (Bruxelles est extrêmement dense). Fixer un plafond national semi-rigide c’est décider de ne pas ignorer la réalité spatiale de notre pays, et c’est donc politiquement défendable.

Viser un objectif de capacité territoriale, cela revient à viser une densification mieux répartie, arrêt de l’étalement, investissements massifs dans le logement et les transports (redynamisation économique), et surtout une politique migratoire mieux calibrée aux besoins économiques et aux capacités d’accueil. Le levier politique à activer est autant « combien d’habitants au total » que « à quel rythme, et avec quelles infrastructures ? ».

Certes, viser un plafond à 10 millions d’habitants d’ici à 2050, chiffre en adéquation avec l’exigüité de notre territoire, aurait des coûts économiques, fiscaux et sociaux importants, tout en menaçant la libre circulation de l’UE. Mais rien d’insurmontable pour autant. Avec à la clé, le maintien du peuple belge traditionnel et non plus son changement. Notre positionnement (notre vision pour la Belgique) est très clair : nous refusons le suicide démographique en cours !

La proposition de plafond est explicitement conçue comme une mesure contraignante sur la population résidente, avec des conséquences prévues sur l’asile, le regroupement familial et, en cas de dépassement, sur certains accords avec l’UE.

Un plafond démographique pose trois difficultés majeures. D’abord, il suppose de contrôler soit l’immigration, soit la natalité, soit les deux, ce qui soulève des questions juridiques et éthiques lourdes.

Une réduction forte de l’immigration à laquelle on ajoute les départs des non-Belges non-travailleurs, réduisent immédiatement la croissance démographique (comme au Canada : -0,2% en 2025-2026), et le ciblage des non-travailleurs est une mesure logique.

Une politique de natalité ambitieuse entérinerait la nécessité d’une politique familiale réelle (aide aux familles, garde d’enfants, etc.) et permettrait, tout en l’accélérant, une augmentation progressive de la natalité (vecteur structurant et pérenne pour les retraites).

Ensuite, en Belgique, le vieillissement de la population rend la main-d’œuvre et le financement de la protection sociale, particulièrement sensibles, donc une baisse ou un gel durable de la population pourrait aggraver les tensions budgétaires. A ceci près qu’un nouveau modèle économique pourrait résoudre cette équation. Un nouveau modèle économique a au moins trois options possibles :

  • Augmenter l’âge de départ à la retraite
  • Indexation sur les prix (pas les salaires)
  • Augmenter cotisations, combattre chômage, augmenter salaires

Et on pourrait financer ce nouveau modèle économique par une révolution fiscale impliquant une réduction de l’impôt des sociétés (33% -> 25%), sur amortissement de la robotisation, crédit d’impôt recherche, taxation multinationales, suppression de plus de la moitié des niches fiscales , transformation de l’ISF, etc.

Enfin, une politique de plafond national oblige à réorienter nos priorités économiques afin de traiter  les causes structurelles de la saturation: urbanisme, mobilité, logement, gouvernance métropolitaine et répartition spatiale. Cette réorientation économique est en même temps une redynamisation de l’économie avec son cortège d’effets vertueux (plus de cotisations sociales, moins de chômeurs, etc.)

Avec un nouveau modèle économique, moins de travailleurs actifs, ne signifie pas forcément moins de cotisations pour payer les pensions. D’ailleurs, il n’y aura pas forcément moins de travailleurs actifs si on apprend à mieux utiliser la main d’œuvre interne (mieux formée, mieux rémunérée, mieux protégée, travaillant plus longtemps (39 heures/semaine, retraite légale à 69 ans, etc.)

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