La droite qui innove, la Belgique qui avance

Régularisation


Voici un argumentaire en 10 points pour ne pas régulariser en masse les sans papiers, y compris ceux qui travaillent:

  1. La régularisation des sans-papiers n’est pas une solution durable, mais souvent un rattrapage politique d’un système qui a laissé se développer l’irrégularité.
  2. Régulariser massivement envoie un signal clair : l’irrégularité finit par être tolérée, donc elle devient un pari rationnel pour de nouveaux arrivants.
  3. Le fait de travailler ne suffit pas à justifier un droit automatique au séjour ; sinon, on transforme l’utilité économique en critère principal de la citoyenneté.
  4. Cette logique réduit la personne à sa fonction productive : elle est acceptée tant qu’elle sert le marché, pas parce qu’elle relève d’un cadre de droit stable.
  5. La régularisation peut légitimer, a posteriori, des secteurs économiques qui vivent de la précarité, des bas salaires et du contournement des règles.
  6. Elle risque aussi d’affaiblir les salariés réguliers, en maintenant une main-d’œuvre vulnérable qui tire vers le bas les conditions de travail et la négociation salariale.
  7. Elle déplace la responsabilité : au lieu de sanctionner les employeurs qui profitent du travail illégal, on finit par absorber les conséquences de leurs pratiques.
  8. L’argument humanitaire est souvent utilisé de façon sélective : il sert à justifier une politique floue, sans s’attaquer aux causes structurelles de l’irrégularité.
  9. Une politique sérieuse doit d’abord contrôler l’emploi illégal, lutter contre les filières d’exploitation et renforcer les sanctions contre les employeurs fautifs.
  10. Les régularisations doivent rester exceptionnelles, individuelles et strictement encadrées ; sinon, l’exception devient la règle, et la règle perd toute crédibilité.
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