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Mort de l’OTAN et naissance politique d’une Europe de la Défense


L’hypothèse d’une annexion américaine du Groenland n’est pas une provocation intellectuelle gratuite. C’est un test de vérité stratégique. Si le membre le plus puissant de l’OTAN peut s’emparer d’un territoire relevant d’un autre membre, alors l’Alliance atlantique cesse instantanément d’exister comme alliance.

Car l’OTAN repose sur une promesse simple : la protection des faibles par le collectif, dans le respect des souverainetés nationales. Quand le protecteur devient le prédateur, il ne reste plus qu’une coquille vide, incapable de réagir autrement que par le silence ou l’hypocrisie.

Un tel scénario révélerait ce que le Mouvement Droite Moderniste (MDM) affirme depuis l’origine : la dépendance stratégique est une illusion confortable mais dangereuse. La sécurité européenne repose aujourd’hui sur le bon vouloir d’une puissance extra-européenne dont les intérêts ne sont pas nécessairement alignés avec ceux des peuples européens. Ce constat n’est ni anti-américain ni idéologique. Il relève d’un souverainisme éclairé, lucide et responsable.

Une Europe adulte ne peut fonder sa survie stratégique sur la retenue supposée d’un allié surpuissant. Le patriotisme civique européen implique au contraire la capacité de décider par soi-même, de se défendre par soi-même et, si nécessaire, de dire non.

Si l’OTAN meurt, elle mourra de sa contradiction interne. Et cette mort rendra inévitable la naissance d’une Défense Autonome Européenne (DAE), conforme aux principes du MDM : coopération entre nations libres, dirigisme stratégique modéré en matière de défense, protectionnisme raisonné des industries critiques, et dissuasion mise au service de la paix.

La DAE ne serait ni une fuite en avant militariste ni un projet impérial. Elle incarnerait une Europe de la responsabilité, fidèle à ses valeurs humanistes mais consciente que la justice, la liberté et la paix supposent la capacité de les défendre.

Ce ne serait pas un geste de rupture, mais un acte de maturité politique.

L’OTAN meurt peut-être.

L’Europe souveraine et moderne, telle que la défend le MDM, doit maintenant naître stratégiquement.


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