
Le programme de réindustrialisation du MDM générerait un effet net positif sur l’emploi total en Belgique, estimé à +450 000 à 600 000 postes sur dix ans (2035), combinant emplois directs et indirects, sur une base actuelle d’environ 5,2 millions d’emplois salariés.
Cela correspond à une hausse annuelle moyenne de 45 000 à 60 000 postes, tirant le taux d’emploi global de 67-68% vers 72-74%, avec un multiplicateur emploi de 2,5 à 3 (chaque poste industriel en créant 1,5 à 2 indirects dans services, logistique et commerce).
Emplois directs industriels
+150 000 à 200 000 postes nets dans l’industrie (sur ~800 000 actuels hors construction), principalement en chimie/pharma (+50 000), métallurgie/énergie (+40 000), automobile/aéro (+30 000) et numérique vert (+30 000).
Ces créations viseraient 60% de PME et 40% grandes entreprises rapatriées, priorisant reconversions de chômeurs longue durée (20 000/an).
Emplois indirects et induits
+300 000 à 400 000 postes via effets d’entraînement : +100 000 en services aux entreprises/logistique, +80 000 en commerce/distribution, +70 000 en construction infrastructures, et +50 000 en R&D/formation.
L’impact serait amplifié en Wallonie (+40% des gains régionaux) et Flandre rurale (+30%), zones ciblées par les fonds territoriaux.
Distribution temporelle
| Période | Emplois nets cumulés (milliers) | Croissance % emploi total |
| 2026-2028 | +120 à 160 | +0,7 à 1,0%/an |
| 2029-2032 | +200 à 270 (cumul) | +1,0 à 1,3%/an |
| 2033-2035 | +450 à 600 (cumul) | +1,2 à 1,5%/an |
Ces estimations intègrent un scénario réaliste avec investissements à 2% PIB/an, stabilité énergétique et formation massive, tout en tenant compte des pertes potentielles (-20 000 postes) dues à l’automatisation compensées par la productivité.

