
Le programme de réindustrialisation proposé pour le MDM pourrait générer un impact macroéconomique significatif, visant à porter la part de l’industrie dans le PIB belge de 14-15% actuellement à 18-20% d’ici 2035, via des investissements publics et privés cumulés estimés à 2-3% du PIB par an (soit environ 12-18 milliards € annuels).
Cela s’appuierait sur une accélération de la croissance du PIB de 1,1-1,2% (prévisions actuelles) à 1,8-2,2% en moyenne annuelle, grâce à des multiplicateurs d’investissement industriel typiques de 1,5-2,0.
Impact sur le PIB
La contribution industrielle passerait ainsi de ~70-80 milliards € à 110-130 milliards € (en termes réels), dopée par des secteurs phares comme la chimie (+15-20% de VA), la pharma/biotech (+10-15%) et les technologies énergétiques vertes (+25-30%).
Les effets indirects (services aux entreprises, logistique) ajouteraient 0,5-1 point de PIB supplémentaire par an, avec un retour sur investissement public de 1,8x sur 10 ans via hausses fiscales et cotisations sociales.
Création d’emplois
Objectif : +150 000 à 200 000 emplois nets industriels directs d’ici 2035 (sur une base de ~600 000 actuels), plus 300 000-400 000 indirects, portant le taux d’emploi global de 67% à 71-72%.
Priorité aux reconversions (50 000 chômeurs longue durée/an) et alternance (30 000 postes/an), avec un focus PME wallonnes-flamandes pour 70% des créations.
Financement et risques
Financement : 40% État (via Banque souveraine, 0,8-1,2% PIB/an), 40% privé (super-déductions), 20% UE/recouverts. Risques : Dépendance énergétique (+ risque si pas de nucléaire modulaire), concurrence Chine (+ besoin protectionnisme sélectif), et freins salariaux/indexation (coût horaire ~42 €).
Le MDM conditionnerait tout à des clauses anti-délocalisation pour sécuriser ces gains.

