
Le MDM se présente comme l’avant-garde d’un christianisme moderniste en « mode reconquista », valorisant les racines judéo-chrétiennes de la civilisation occidentale tout en rejetant l’instrumentalisation religieuse pour justifier des hiérarchies sociales ou une identité exclusive.
Il critique les partis traditionnels comme Les Engagés ou le MR pour avoir dilué leurs références chrétiennes dans un syncrétisme confus, et les droites réactionnaires pour leur archaïsme sur des enjeux comme l’avortement ou les droits LGBTQ+.
Cette approche inclusive promeut une éthique laïque commune inspirée par les Lumières et ouverte aux spiritualités non dogmatiques, sans imposer une transcendance religieuse au politique.
Attractivité limitée pour les chrétiens
Les électeurs chrétiens déçus par les clivages classiques pourraient initialement se reconnaître dans l’ancrage du MDM auprès d’institutions comme le Mouvement Ouvrier Chrétien ou la Mutualité Chrétienne, influentes en Belgique.
Cependant, son refus du spiritualisme dogmatique et son dialogue entre modernité et spiritualité le distinguent des droites conservatrices, qui opposent croyants et athées dans une « guerre culturelle ».
Le MDM cible plutôt un électorat modéré en quête de renouveau, mêlant souverainisme éclairé et humanisme civique, sans prioriser une identité chrétienne stricte.
Comparaison avec d’autres partis
| Courant politique | Rapport à la spiritualité chrétienne | Positionnement vis-à-vis des électeurs chrétiens | ||
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| Droite conservatrice | Référence centrale à Dieu pour l’ordre social | Hiérarchie et tradition, attractif pour conservateurs stricts | ||
| Droite libérale (ex. MR) | Spiritualité privée, laïcité | Individualisme, peu engageant pour chrétiens engagés | ||
| Droite moderniste (MDM) | Pluralisme spirituel laïc, éthique commune | Ouverture moderne, havre partiel pour chrétiens progressistes | ||
| Centristes (ex. Les Engagés) | Syncrétisme dilué par calcul électoral | Identité confuse, perte d’attrait chrétien traditionnel | ||

