La droite qui innove, la Belgique qui avance

Déficit public


La Belgique devra ramener un déficit supérieur à 5% du PIB vers (et idéalement sous) 3% d’ici 2029, ce qui impose plusieurs dizaines de milliards d’ajustement cumulé sur la législature.

Pour un parti comme le MDM, l’enjeu est de combiner choc de productivité publique, hausse ciblée des recettes et réformes pro‑croissance sans austérité aveugle, en cohérence avec son positionnement déjà axé sur efficacité, innovation et responsabilité budgétaire.

1. Règle d’or de productivité publique
  • Geler en volume la dépense publique totale hors vieillissement et défense, et n’autoriser de nouvelles dépenses qu’en échange d’économies documentées de productivité (zéro dépense nette), avec revues budgétaires annuelles systématisées comme le MDM le préconise déjà.
  • Objectif chiffré : +1 point de productivité par an dans l’administration (numérisation, mutualisations, simplification des procédures), afin de dégager progressivement plusieurs milliards d’économies structurelles d’ici 2030.
2. Fusion fonctionnelle des niveaux de pouvoir
  • Lancer un « chantier 2030 » de fusion fonctionnelle : guichet unique fiscal et social, back‑offices mutualisés, rationalisation des organismes publics redondants et clarification stricte des compétences, ce que le MDM évoque déjà via la réduction des redondances entre niveaux de pouvoir.
  • Associer à chaque fusion un plan d’attrition douce des effectifs (non‑remplacement ciblé, requalification, mobilité), avec gains estimés en milliards sur la masse salariale publique, qui représente une part importante de la dépense.
3. Contrat de performance avec la Sécu
  • Indexer la croissance des grandes enveloppes de sécurité sociale (soins, pensions) sur des gains d’efficience mesurables, plutôt que sur une simple trajectoire historique, dans un contexte où le coût du vieillissement pèse déjà lourdement sur le déficit.
  • Introduire des objectifs de santé populationnelle (prévention, ambulatoire, numérique en santé) conditionnant une partie du financement, afin de limiter la croissance tendancielle des dépenses de soins sans rationner les prestations.
4. Réforme pro‑emploi des prélèvements
  • Accélérer la baisse ciblée de la fiscalité sur le travail que le MDM défend déjà, mais en l’échange de la suppression progressive de niches peu efficaces et d’une meilleure taxation de rentes peu productives, plutôt que de la dette.
  • Objectif : faire grimper le taux d’emploi (et donc les recettes fiscales et sociales) en s’alignant davantage sur les pays voisins, tout en respectant les engagements européens de réduction du déficit sous les 3% en fin de législature.
5. Taxation intelligente des rentes stériles
  • Étendre la logique MDM de lutte contre la « rente stérile » en renforçant la fiscalité sur certains patrimoines passifs (ex. gros portefeuilles financiers, montages purement fiscaux), en cohérence avec les nouvelles taxes sur le patrimoine et la finance déjà discutées au niveau fédéral.
  • Utiliser ces recettes pour financer à due concurrence la baisse d’impôts sur le travail, les investissements productifs et l’innovation, en maintenant un bouclier fiscal pour protéger le revenu du travail comme le programme MDM l’indique.
6. Dividende citoyen financé par les actifs publics
  • Mettre en œuvre le « dividende citoyen belge » déjà esquissé par le MDM, mais en l’adossant à une gestion beaucoup plus active des participations et actifs publics (fonds souverain belge, rationalisation immobilière, concessions, licences numériques).
  • Conditionner toute nouvelle distribution à des excédents récurrents du fonds et à une trajectoire de dette compatible avec les exigences européennes, transformant ainsi des actifs sous‑exploités en flux réguliers de recettes et de réduction du déficit.
7. Lutte « industrielle » contre toutes les fraudes
  • Passer d’une lutte relativement fragmentée contre la fraude fiscale, sociale et administrative à un modèle intégré, fondé sur le croisement de données et les algorithmes, comme le MDM le suggère déjà.
  • Se donner un objectif pluriannuel explicite de rendement (par exemple plusieurs milliards supplémentaires d’ici 2030), sur le modèle des plans actuels qui attendent déjà des centaines de millions d’euros de recettes additionnelles.
8. Pacte investissement‑dette
  • Redéfinir la dette « acceptable » en distinguant strictement investissement productif et dépense courante, et en autorisant des dérogations limitées à la trajectoire de déficit uniquement pour les projets à fort retour mesurable (infrastructures, numérique, transition énergétique).
  • Négocier avec l’UE une prise en compte de ce pacte dans la procédure de déficit excessif, en échange d’engagements plus fermes sur la maîtrise de la dépense courante et des réformes structurelles.
9. Conditionnalité renforcée des subventions et niches
  • Généraliser la logique MDM de conditionnement des aides et subventions à des critères d’efficacité, en étendant cette approche aux niches fiscales, aux aides économiques et aux dispositifs environnementaux.
  • Fermer automatiquement, sur base d’évaluations tous les 3 ans, les mécanismes qui ne démontrent pas un effet mesurable sur l’emploi, l’investissement ou la transition, ce qui permettrait de récupérer des marges significatives.
10. Transparence radicale et « budget citoyen »
  • Mettre en place un budget citoyen lisible, avec indicateurs de résultats par programme, permettant de rendre politiquement soutenable une vraie hiérarchisation des dépenses, ce qui rejoint l’accent du MDM sur la performance mesurable.
  • Associer systématiquement citoyens, experts et partenaires sociaux aux revues budgétaires annuelles prévues par le MDM, afin d’augmenter l’acceptabilité des réformes et de limiter le risque de reculades coûteuses.

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