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« Mars attack »: la grande exagération d’une Europe en danger d’invasion


Ni Joseph Staline, ni Nikita Khrouchtchev, en comparaison desquels Vladimir Poutine n’est qu’un enfant de cœur, n’ont osé s’attaquer à l’OTAN. L’UE dont la plupart des pays membres sont également membres du Traité de l’Atlantique Nord, n’a elle non plus jamais été en danger d’une attaque russe.

Certes, la Russie est en mesure de mettre en danger toutes les anciennes républiques de l’URSS, du moins celles qui n’ont pas eu la chance de rejoindre l’UE et l’OTAN, mais pour autant la sécurité de l’Europe occidentale n’a jamais été compromise.

Dès lors, affirmer, pour manipuler l’opinion publique et faire en sorte qu’elle accepte des sacrifices avant de devoir partir en guerre, que l’Ukraine se bat pour défendre notre liberté est une exagération fallacieuse, l’exhalaison d’une propagande de masse.

Nous nous apprêtons à partir en guerre sur la base d’une tromperie magistrale, une menterie éhontée de dirigeants politiques naïfs ou opportunistes qui font des prédictions ahurissantes : Poutine est malade et/ou fou, le commandement militaire russe ne vaut pas un clou, de toutes façons les russes n’ont plus ni munitions ni d’armements, et ce qui leur reste est démodé, leur logistique est nulle, les troupes russes fuient comme des poules mouillées… Tandis que les troupes ukrainiennes sont extraordinaires et motivées qu’elles iront jusqu’à Moscou si on ne les retient pas…

Bref, le message sous-jacent des autorités européennes est : « Européens, lancez-vous dans la bataille, l’armée russe est en déroute, l’État russe est exsangue, l’économie russe est en pleine débâcle : c’est sans risques, nous allons gagner la guerre les doigts dans le nez et asseoir notre réputation internationale de gentils gendarmes du monde libre et démocratique… »

Nos dirigeants politiques se bercent d’illusions en estimant que le régime « poutinien » est tellement rongé par la corruption qu’il suffit de souffler dessus pour que la maison Russie s’effondre. C’est exactement le même mauvais calcul politique qu’avaient fait les envahisseurs allemands en 1941, constamment persuadés que l’armée soviétique était à bout de souffle…

Nos mandataires politiques ont précarisé davantage les classes populaires européennes et ne leur viennent pas en aide préférant déverser à fonds perdus des sommes colossales en Ukraine : pour payer la guerre et ensuite pour financer la reconstruction.

L’argent des contribuables européens est gaspillé dans une guerre qui ne les concerne pas, alors même que notre endettement collectif est gigantesque, que nous ne parvenons plus à résorber nos déficits publics et que nos finances publiques sont en train de se désagréger.

 On n’aide pas suffisamment les classes défavorisées à ne fut-ce que survivre, on  demande aux ménages des classes moyennes appauvries de se serrer la ceinture pour financer une guerre à l’extérieur de l’Europe en disant aux classes laborieuses que c’est pour leur bien, leur sécurité, leur liberté.

Des éminences politiques bien nanties issues des classes favorisées, imposent aux pauvres de s’appauvrir davantage afin de payer une guerre étrangère qu’ils n’ont pas choisie.

Les montants colossaux déversés à fonds perdus en Ukraine, pour le plus grand bénéfice d’un État notoirement corrompu, auraient pu aider à atténuer les souffrances des plus nécessiteux d’entre nous, à combler les insuffisances structurelles  internes d’une Europe qui n’a pas vocation à  jouer au gendarme puisqu’elle n’en n’a ni le mandat international des Nations-Unies, ni surtout les moyens militaires et sécuritaires.


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